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dimanche 14 juillet 2013

Faut-il dénoncer le non respect des droits d'auteur de Nabilla par une banque tunisienne ?


Le copyright, c'est plus sérieux que le fil d'un string: Thèse

 Oui dénonçons. Comme à peu près 50% de la population du pays (mais en vrai c'est plus) faisons nos sabeb. Oui Nabilla, cette éminente représentante de la philosophie du néant (appelée également le nihilisme siliconé) s'est faite spoliée par une banque tunisienne qui dans ses publicités ramadanesques utilise sans vergogne son célèbre :" Non mais....quoi".
Phrase culte déposée chez un notaire, un huissier ou un avocat, on en a rien à foutre mais déposée et que nous-mêmes ne pouvons vous restituer ici dans son intégralité sous peine de nous exposer nous aussi aux foudres de la loi sur le copyright qui quand même n'est pas faite pour les chiens et qui est plus sérieuse que le tissu du fil du string de ladite représentante de la pensée transcendantale pré-citée.

Oui mais alors faisons-le pour tout le monde

Antithèse. Et y a pas que la banque en question qui a utilisé et profité de la phrase à succès de celle qui pourrait un jour devenir l'égérie d'une marque de shampooing. Utilisations mot pour mot, parodies... Beaucoup de monde a plagié l'authentique génitrice d'un aphorisme cinglant qui restera dans nos mémoires comme aussi important que le célèbre "toute conscience est conscience de quelque chose" de Husserl ou le très amusant "L'enfer c'est les autres" de J.P Sartre et sans doute que le savoureux "L'homme est le berger de l'être" lancé un soir de double ration de bsissa par Heidegger.
Enfin ce que je veux dire, c'est que si on devait dénoncer toutes les marques tunisiennes qui plagient dans leurs pubs eh ben on serait pas sorti du tribunal avant longtemps même si il y  avait 8 femen recrutées chez Playboy à l'entrée.

Beurette sexy, on préfère notre margarine

Synthèse : Même en y mettant beaucoup de bonne volonté et par égard à sa très profonde contribution au fantasme de la beurette sexy qui existe dans l'esprit de beaucoup de français, on n'écrira pas de lettre anonyme à son représentant légal.
C'est sûr qu'elle incarne à sa façon la réussite même quand on pas été longtemps à l'école mais qu'on a fait de la chirurgie esthétique ou qu'on a pas crée un truc super pratique pour l'humanité. La beurette n' a pas inventé le fil à couper le beurre et entre les intérêts de la finance et les intérêts de la téléréalité, notre cœur n'aura pas longtemps balancé.



jeudi 11 juillet 2013

Faut-il frapper sa femme pendant le ramadan ?



Le respect de la tradition : Thèse

Tous les chemins de la femme mènent à la cuisine. C'est ce que nous dit le grand philosophe Diari dans une publicité où paysannes, avocates, femmes d'action ou de tradition sont à l'origine de tout et finissent par retourner près du gaz pour nous préparer un bon couscous ou de bonnes pâtes.

Et donc si inéluctablement la femme quel que soit son métier et son rang est associée à la cuisine, il n'y a pas de raison que même pendant le ramadan , elle ne prenne pas quelques baffes.

Regardez la série de la Télévision Nationale hier. Un homme abattu par la perte de son emploi, désemparé par la nouvelle situation chaotique de la Tunisie et qui tous les soirs va  boire et boire encore pour rentre ivre mort à la maison. Que fait-il ? Il bat sa femme.

La cuisine, c'est une tradition, les gifles et les coups c'est une tradition. Ramadan est une tradition, l'homme a donc le droit de mettre des baffes à sa femme pendant le ramadan.

Un mois de paix

Bon antithèse. Ok,tout va mal dans le pays, ok c'est dur de perdre son statut et de laisser à sa moitié le privilège de porter le pantalon mais le ramadan est un mois de paix. Et qui dit paix, dit trêve et qui dit trêve dit effort pour se retenir.

Un philosophe, un vrai celui-là, Albert Camus, nous disait que l'homme est l'être qui se retient. Mettez un frein à vos injures, mettez un frein à votre colère, mettez un frein à vos angoisses, mettez un frein à vos appétits d'argent et de nourriture, enfin bref, faites vraiment ce qu'on devrait tous faire pendant ce mois de paix mais qu'on ne fait pas.
Ou faites pire, c'est à vous de voir. Ou faites un contrat comme l'autre couple de la série dont je viens de vous parler. Tu payes ton crédit, je paye le mien, on parle de tout, c'est un partenariat gagnant-gagnant et si tu veux pour faire l'amour on a qu'a juste se taper dans la main.

Les baffes, ça ne règle rien

Synthèse. Mais après, on regrette. Alors le type bourré s'avachit contre la porte fermée par sa femme qui a décidé de divorcer et il s'excuse. La violence, ça ne règle rien, ça envenime les choses. Et après, vous allez au poste pour profiter d'un traitement de faveur, et puis vous allez au procès où en plus d'être condamné pour violence, vous devrez payer une nafka et vous retrouvez seul comme un con au prochain ramadan à regarder des séries qui depuis auront changé de thème social brulant pour faire de l'audimat

samedi 4 août 2012

Exclu : Le futur uniforme des policières tunisiennes


Non, en vérité ce sont des officiers de la police palestinienne à Gaza au mois de juillet dernier. Mais on sait jamais.

mardi 24 juillet 2012

(Détente) Connaissez-vous le sabotage bikini sur Facebook ?




En Tunisie, nous avons le sabotage des fonctions du président et actuellement le sabotage de la nomination de Chedly Ayari à l'ANC. Sur Facebook, il y a nouveau type de sabotage qui fait fureur : le sabotage bikini.

C'est quoi ? Un petit jeu vicieux surtout pratiqué par des femmes( je le jure) qui postent des photos de certaines de leurs amies en maillot de bain sur la plage afin de montrer leur vilains petits bourrelets, leur poignées d'amour ou leur culotte de cheval.

Oui mais pourquoi ? Parfois gratuitement parce qu'entre filles ( hein les filles) on compare ses formes et on aime bien mettre le doigt là où ça fait mal, c'est-à-dire les kilos en trop. Parfois aussi, c'est pour se venger de la personne. Et bien sûr la bonne amie prend soin de taguer sa copine histoire que tout le monde en profite.

Eh bien croyez moi ou non, ce sabotage fait beaucoup de dégâts dans certains pays comme l'Angleterre surtout par beaucoup de jeunes femmes y utilisent Facebook comme une sorte de chirurgie esthétique accessible qui permet de cacher les défauts de la silhouette ou un visage quelconque avec beaucoup de maquillage.


lundi 31 août 2009

Le Break au féminin

regles-filles-ramadanUn petit bout de chemin de découverte pour les mecs, les règles d’une fille pendant le Ramadan. Pour celles qui ne se reconnaissent pas ci-dessous… ce n’est pas grave.

Le démarrage

C’est lent. Des petites douleurs qui préviennent l’approche de la couleur. On attend… encore rien.
De toute façon, on jeûne, jusqu’à nouvel ordre.
Idéalement, ça vient au réveil ou même un peu plus tard. D’emblée on sait.
Moins agréable maintenant, on crève de faim et de soif tout au long de la journée. L’heure du Moghreb approche : 18h…18h30…18h45 et paf ! Et là, on est dégoûtée, haineuse, on a perdu une journée pour rien, elle ne sera pas comptée, malgré ces efforts de patience. Un seul mot nous vient à l’esprit : Merde (ou autre du même champ lexical)

La route

Chacune son rythme… On sait à peu près combien de temps ça va durer.
Les mecs qui envient les filles pour ces quelques jours de répit, vous n’avez pas si raison !
D’abord, la discrétion est frustrante. On n’a pas le droit d’avoir trop bonne mine, la mine du rassasiement.
On ne mange pas au bureau, on risque d’être vue à tout moment.
Dans un monde rempli de tolérance, on dirait « et alors ? C’est physiologique. Pourquoi aurait-on honte de manger ou boire ? »
D’ailleurs dans ce même monde, même si ce n’est pas physiologique, pourquoi doit-on avoir honte d’assumer et de ne pas cacher son choix ?
Bref… Passons au monde réel…
Il y a cette culpabilité mêlée à une honte, mêlée à un respect des autres (part minime chez la plupart) qui nous empêche de manger ou même d’avoir ces signes de rassasiement en public.
Si on fume, on n’a pas le droit de sentir la fumée non plus. On doit tuer chaque signe, parce que nous sommes censées être asexuées pendant le Ramadan (et pour certaines, tout au long de l’année)
Tout ceci pour dire : On n’en profite pas du tout !!!!

Supposons maintenant qu’on a réussi à avaler, sans grand plaisir, quelques nutriments.
Et vient l’heure du Moghreb.
Nous sommes à table, et nous ne sommes pas dans le monde rempli de tolérance ou vit une minorité. Eh bien, on doit manger à notre pseudo faim. Le niveau de la déglutition doit rester identique et ne pas fléchir. Et on se gave, sans grand plaisir non plus… Pour achever la pseudo faim censée nous tirailler l’estomac toute la journée.
Amusant, n’est-ce pas ?

Le Parking

Le voyage touche à sa fin, mais on n’est pas sûre de l’heure d’arrivée. On joue sur les estimations comparatives et les probabilités.
Aujourd’hui, c’est censé être fini. Une bonne douche, et paraît-il, il ne faut pas oublier d’enlever avant le vernis à ongles qui gâche le processus de propreté qui permet de reprendre un jeûne normal.
On est « clean », prête à reprendre. Dodo, demain, le cycle de la faim reprend.
Nous sommes demain, on ne mange rien, on va bosser et vers midi Hop ! Et ça reprend, le calcul n’était pas bon, une journée gâchée de plus ! Et on est rarement contente.
Généralement, quand notre biologie tient la route, le flottement ne dure pas plus d’une journée. Sinon, il faut peut-être aller consulter.

Je disais donc, on n’est pas contente ! Et pourquoi ? Eh bien, parce que quand les messieurs gambaderont après l’Aïd jusqu’au Ramadan suivant, les filles, elles, se tapent le crédit.
Rien ne se perd, alors ces journées de « répit » seront à rattraper. Et pour la plupart, on traîne jusqu’au bout avant de rembourser nos dettes…
Et le moment du remboursement venu, il faut se faire à nouveau un minimum discrète surtout quand on bosse dans la boîte des Barbus…


Contribution de Troubadour

mardi 16 septembre 2008

Elle...ramadan 2008...quelque part en Europe centrale



Un pain riche finit de cuire dans le four à bois. Meldisa oublie ses yeux noisette dans le contour de la forêt de sapins qui entoure la maison.
Sa jupe évasée laisse deviner une silhouette de mannequin. Longiligne et d’une douceur qu’on devine, Meldisa attend le retour de sa jeune sœur.

Mineta arrive enfin. Au bras de grand-mère Tima, Mineta ressemble de plus en plus à sa sœur. Des fossettes donnent à son visage cette expression d’infini que possèdent les visages des femmes de ce pays.

Rassemblées autour de la table, les deux sœurs coupent le pain avant la rupture du jeûne.
En les regardant assises côte à côte, on comprend pourquoi ces jeunes femmes ont déjà posé pour plusieurs couvertures de magazines.

Peau de satin, elles possèdent un corps qui semble doué pour la photo. Brunes toutes deux, il y a dans chacun de leurs gestes un mélange indistinct entre l’innocence et la volupté.
Maintenant que le muezzin a fini l’appel à la prière du Moghreb, elles s’enveloppent toutes deux dans un rire complice et savourent tour à tour un burek, des cepavi et des baklawa.

Auprès du feu, elles écoutent les récits de grand-mère Tima. Mineta pose sa joue sur l’épaule de Meldisa. Meldisa continue de s’oublier dans la forêt qui entoure la maison. Un étrange sourire habite son visage, elle mordille ses lèvres généreuses.